© Blutch

Duà

La Dynamo de Banlieues bleues

Salle Jacques Brel

Adresse : Quatre-Chemins

Culture

37ème Festival Banlieues Bleues - ANNULÉ

Du 6 mars au 3 avril 2020, le Festival Banlieues Bleues revient pour sa 37ème édition, dans plusieurs villes d'Île-de-France. À Pantin, c'est du 6 au 24 mars que de nombreux musiciens joueront sur la scène des salles de spectacle La Dynamo et Jacques Brel. L'occasion de découvrir des sonorités du monde entier : Algérie, France, Liban, Norvège, Suisse...

Public : Tout public

Ajouter à mon calendrier

En raison de la mesure prise par le gouvernement ce vendredi 13 mars, interdisant les rassemblements de plus de 100 personnes, le festival Banlieues Bleues est annulé.
La ville de Pantin vous informera ultérieurement des modalités de report ou de remboursement.

Découvrez le programme pantinois de cette 37ème édition :

 

  • SAMEDI 07 MARS -  20H30 - LA DYNAMO

ALGÉRIE BELEK BELEK !*
SOFIANE SAIDI, CHEB ABDOU, CHEIKHA HADJLA, TIPO BEL ABBES…
ALGÉRIE, FRANCE

 « Attention, faites gaffe ! »* : sous ce cri de ralliement des jeunes Algériens, Sofiane Saidi a concocté un plateau royal, pour une soirée qui s’annonce chaude.
Pour découvrir l’Algérie musicale telle qu’on ne la connaît pas, le prince du raï 2.0 est un parfait maître de cérémonie. À ses côtés, plusieurs artistes de différentes générations et appellations incontrôlées : du raï bien entendu, avec le mythique Cheb Abdou, le Boy George de la corniche oranaise, des medahates, ces griottes qui chantent dans les mariages pour un auditoire exclusivement féminin, emmenées par Cheikha Hadjla, ou encore Tipo Bel Abbès, le roi des claviers du Ey-Ey, la techno débridée du bled…

 

  • DIMANCHE 08 MARS - 16H30 - LA DYNAMO

LOVE & REVENGE, GLORY AND TEARS
FRANCE, LIBAN, ALGÉRIE

 Le patrimoine de la chanson arabe et du cinéma égyptien revus et transfigurés par les sonorités d’aujourd’hui. Love & Revenge lance sa deuxième saison, avec des nouvelles musiques et vidéos.
S’emparant des succès de la variété moyen-orientale et du cinéma égyptien des années 1950 à 80, Rayess Bek et la vidéaste La Mirza ont créé une hybridation fertile entre bonheurs du passé et esthétique moderne. L’un remixe d’anciennes mélodies à coups de break-beats, avec le renfort électrisant de Mehdi Haddab et Julien Perraudeau ; l’autre vj-ise en direct des extraits de films. Glory and Tears est le deuxième volet du projet Love & Revenge : après le glamour des comédies musicales égyptiennes, hommage à des pépites musicales de l’ensemble du monde arabe (Koweït, Maroc, Yémen, Soudan, Algérie…), et aux films de genre et séries B cultes, comme cette Guerre des Étoiles arabe (Le Voyage dans la lune, 1959) ou encore un Dracula égyptien…

 

  • MARDI 10 MARS - 20H30 - LA DYNAMO

LUCRECIA DALT
COLOMBIE

Désormais berlinoise, l’artiste sonore colombienne poursuit une recherche musicale hautement singulière.
À l’origine, Lucrecia Dalt est ingénieure en génie civil, avec une spécialisation en géologie. On comprend mieux pourquoi sa musique ressemble à un mille-feuille de matières telluriques. Sorte de cousine synthétique de PJ Harvey, ses recherches ne portent pas seulement sur les textures sonores : les voix trafiquées, les respirations avortées et les soupirs suggestifs la travaillent tout autant.
+
JERUSALEM IN MY HEART
CANADA, LIBAN

Venu de Montréal, un projet audiovisuel qui transfigure la tradition moyen-orientale à grands coups de sons abyssaux. Près de quatre décennies plus tard après l’album JerusalemMy Heart de Fairuz, c’est ainsi que le musicien Radwan Ghazi Moumneh et le cinéaste Charles-André Coderre ont choisi de baptiser en 2005 leur binôme très spécial : le premier chante comme un muezzin 2.0, joue du bouzouki et parsème le tout de sons extraterrestres ; le second lui répond par des images spectrales sur pellicule.

 

  • MERCREDI  11 MARS - 20H30 - LA DYNAMO

QONICHO AH !
FRANCE

Ce duo de sacrées musiciennes allie deux paires d’oreilles jazz libérées à une énergie punk no-wave tribale.
Elles aiment décrire leur musique comme transe/vers/sale. Parce que leur transe vire au crade et que leur jazz n’est pas poli. Si elles se sont rencontrées au conservatoire de Montreuil en 2013, c’est au contact de la scène que la saxophoniste Morgane Carnet et la batteuse Blanche Lafuente se sont réalisées. Et ça se sent, tant leur punk instrumental sait jouer avec le public : en concert, elles peuvent créer des morceaux spontanés à partir de mots soufflés par les spectateurs.
+
HEARTH
PORTUGAL, DANEMARK, ARGENTINE, SLOVÉNIE

Quand le peloton de tête de la nouvelle improvisation européenne se rassemble, les étincelles sont à prévoir.
« Dans Hearth [foyer en VF], il y a aussi l’idée d’un chez soi. Peut-être qu’on a pensé à ce mot malgré nous parce qu’aucune d’entre nous ne vit dans son pays natal. » Pièces maîtresses du label portugais Clean Feed, la pianiste slovène Kaja Draksler, la trompettiste portugaise Susana Santos Silva, l’altiste danoise Mette Rasmussen et la ténor argentine installée aux Pays-Bas Ada Rave partagent une certaine vision du jazz de chambre : faite de cris et de chuchotements. Elles réalisent, chacune à sa manière l’Europe des échanges fructueux, mais n’ont que très rarement foulé la scène ensemble.

 

  • MARDI  17 MARS - 20H30 - LA DYNAMO

DARK STAR SAFARI
NORVÈGE, SUISSE

De road-trip, il en est question avec ce quartet formé par la guitare ovniesque d’Eivind Aarset, les nappes enveloppantes d’Erik Honoré, la batterie hybride de Samuel Rohrer, et, grande première, la voix sidérante de Jan Bang, le sorcier du live-sampling, qui chante pour la première fois. Mais les pays qu’ils visent sont imaginaires, lunaires, stratosphériques. Sacrées gueules d’atmosphères, les trois Norvégiens et le Suisse cumulent les albums cultes au croisement du jazz et des musiques synthétiques aux côtés d’Arve Henriksen, Nils Petter Molvaer, David Sylvian ou Max Loderbauer.
+
MAXIME DELPIERRE, NAÕNED
FRANCE

Pilier de la scène parisienne, le guitariste branché aux courants jazz et rock alternatifs dévoile un étincelant premier album.
Naõned, c’est le nom breton de Nantes. Là où Maxime Delpierre est né et a donc eu envie de faire de la musique. Mais Naõned condense aussi en un mot, tout l’imaginaire sonore du guitariste convoité par la crème de la scène hexagonale (Jeanne Added, Rachid Taha, Louis Sclavis, Joakim…). Un monde où il y a à boire, à manger, à vivre, à danser et à triper. Comme un retour vers le futur où le Parisien rejouerait tout son parcours musical, de la pop décadente au jazz cinégénique en passant par la disco transgénique, la folk psyché ou le post-rock synthétique.

 

  • MERCREDI 18 MARS - 20H30 - LA DYNAMO

FOKN BOIS
GHANA

Avec sa musique hybride et son humour décapant, ce binôme charismatique bouscule les codes du hip-hop africain. Surnommés les « Outkast du Ghana », ils affirment faire du « gospel porno ». Mais les Fokn Bois (à prononcer fauken boyz) sont bien plus que des sales gosses bien stylés : Wanlov the Kubolor et M3nsa ont la causticité et l’audace qui irriguent leur flow en intraveineuse. Un exemple ? Leur clip True Friends a été tourné avec des militants LGBT dans un pays où l’homosexualité est passible de prison. Mais le duo ne travaille pas que ses punchlines et ses valeurs : nourries de la diaspora afro-caribéenne, leurs boucles vampirisent le calypso, le reggae et, bien évidemment, le genre-clé du Ghana, le highlife.
+
GUISS GUISS  BOU BESS
SÉNÉGAL, FRANCE

Guiss Guiss Bou Bess, « nouvelle vision » en wolof, c’est la rencontre entre la tradition des tambours sabar et les ultimes évolutions de l’électrosphère. Une invitation à entrer dans la transe du Dakar 2.0. C’est en croisant la route du Français Stéphane Costantini, beatmaker et batteur, que Mara Seck, héritier de la tradition griotique et percussionniste, a l’idée de fusionner les rythmes séculaires et les rythmiques électroniques. Trap, dubstep, UK garage, drum & bass, afrobass, tout est passé au filtre des sabars, mixé façon shaker. Résultat Sela, « rendre visite » en wolof, un album saluant notamment la mémoire de Doudou Ndiaye Rose et la spiritualité de la communauté Baye Fall.

 

  • JEUDI 19 MARS - 20H30 - SALLE JACQUES BREL

YEMEN BLUES
ISRAËL, ÉTATS-UNIS, YÉMEN

Du blues, ce groupe au melting-pot explosif a retenu le sentiment d’universalité, la base féconde d’échanges inédits entre Orient et Occident.
Depuis dix ans, Ravid Kahalani, le charismatique chanteur et compositeur israélien cherche à inventer une « nouvelle culture musicale ». C’est dans cette perspective
qu’il a établi de nouveaux ponts entre les mélodies traditionnelles du Yémen, les rythmes du Sahel et le groove noir-américain, dialoguant aussi bien avec Bill Laswell ou Oxmo Puccino que Mariem Hassan. Résultat : un groupe explosif rassemblant la crème du groove moyen-oriental entre New York et Tel Aviv, mais aussi un son totalement original devenu une référence : l’intemporalité des traditions yéménites, teintées des différentes influences des déserts saharien, nubien, ouest-africain, revitalisées par l’énergie du rock, la sophistication
du jazz et l’intensité du funk.

 

  • DIMANCHE 22 MARS - 16H30 - LA DYNAMO

Jeune public à partir de 6 ans.  

FIDEL FOURNEYRON, ANIMAL
FRANCE

Ce trio indomptable prend prétexte du monde animal pour composer un drôle de bestiaire sonore. Derrière se cachent des animaux. Saurez-vous les deviner ?
Une baleine qui balise le fond de graves tel un sonar, un chat qui cavalcade agile sur les grilles, une souris qui se faufile entre les lignes rythmiques, un singe qui grimpe dans les octaves… Le tromboniste Fidel Fourneyron met en sons une fantasque fantaisie où l’enjeu est de varier les plaisirs et de titiller l’imagination. À la clef, une balade interactive entre les noires et les blanches dont l’improvisation et l’intuition fournissent le diapason.

 

  • MARDI  24 MARS - 20H30 - LA DYNAMO

PAPANOSH ET ANDRÉ MINVIELLE, PRÉVERT PARADE
FRANCE

La rencontre d’un vocalchimiste et d’un jazz-quintet libertaire autour d’un cortège de poèmes de Jacques Prévert.
Tout se passe comme si André Minvielle, Papanosh et Prévert étaient faits pour se rencontrer tant le chanteur gascon aime jouer avec les mots doux, tant le groupe rouennais aime travailler avec les manieurs de vers (les Américains Roy Nathanson ou Napoleon Maddox), tant les rimes du poète disparu (1900-1977) se prêtent à la mise en chanson (des frères Jacques à Yves Montand). Le résultat ressemble à un bal perdu et bariolé où l’on passe du swing à l’afrobeat, du fantôme de Mingus à celui de l’Art Ensemble of Chicago, de ballades poignantes en envolées surréalistes.

Informations et billetterie
Par téléphone 01 49 22 10 10 du lundi au vendredi 10h–13h et 14h–18h
En ligne sur le site internet de Banlieues Bleues

Tarifs de 8 à 20€